I am young but I have aged (8)

I am young but I have aged (8)
J'ai mal. Et si j'ai mal à ce point, imaginez ce que ça doit être pour elle. Pour elle comme pour moi, c'en est trop. Perdre autant de choses, en si peu de temps. En l'espace de quelques mois, réaliser qu'ils sont tous partis. Qu'ils ne reviendront pas, qu'il n'ont pas envie de revenir. Et les larmes glissent sur nos joues comme la rosée glisse, innocente, sur les fleurs qui viennent à peine de s'ouvrir. Dans notre cas, c'est la même chose. On commence tout juste à s'épanouir, à apprécier l'instant présent. Et puis quelque chose vient tout bouleverser. Alors on se referme, on accepte puis on se rouvre. Et tout recommence, encore et encore. Comme si le temps nous bouffait au fur et mesure qu'on apprend à vivre. Comme s'il ne supportait pas de nous voir heureux, pendant un petit moment. Et il se venge. Sur nous, qui ne demandons qu'à vivre en paix, dans une petite bulle de bonheur que les aiguilles de la vie viennent percer. Et ces aiguilles s'enfoncent si loin, qu'elles atteignent notre c½ur et l'abîme sans qu'on puisse le réparer. Avec le temps, la plaie se referme, devient moins douloureuse, mais elle reste néanmoins présente, comme pour nous rappeler que la vie, c'est ça, le bonheur, puis la souffrance. Il y a toujours cette infime cicatrice à la surface de notre c½ur qui nous fait penser à ce qui nous a fait mal et ce qui continue à nous faire souffrir, même si la douleur est moins vive. Un jour, cette cicatrice est réouverte. Et là, le monde s'écroule, encore une fois. C'est ce qui se passe dans mon c½ur en ce moment. Trop de départs, donc trop de deuils. Des départs qui deviennent de plus en plus dur à surmonter tellement les aiguilles sont rentrées profondément.

# Postato mercoledì 09 luglio 2008 15:33

Modificato lunedì 16 novembre 2009 12:55

You see it's not the wings that make the angel.

You see it's not the wings that make the angel.
Tu sais, c'est le genre de sentiment qui te défonce. Qui te donne plus goût à rien, qui te fait douter de toi comme jamais tu l'aurais imaginé. Et tu tombes, face contre terre, tu tombes et tu ne vois pas le fond. Tête la première. Puis vient le corps tout entier, parce qu'après tout, ça serait pas du jeu d'avoir le corps libre mais la tête qui explose. Se sentir vide de toute émotion, incapable d'aimer et de faire confiance à nouveau. Tu fixes le vide, les yeux dans le vague. Et t'attends, t'attends quelque chose qui reviendra jamais, quelque chose qui n'existe plus. Une personne, une amitié, un être cher, un souvenir, une photo. J'ai le c½ur en feu, des milliers de trous à la surface et une flamme qui ronge à l'intérieur. Comme de l'acide chlorhydrique. Et encore, le feu n'est pas ce qui me fait le plus mal. C'est ce vide, ce manque, cette blessure béante qui ne semble pas vouloir se refermer. C'est cette silhouette que je n'aperçois plus quand je regarde l'horizon. Cette odeur, cette voix, ce visage. Et j'ai peur d'oublier tout ça, de ne plus savoir comment était son sourire, parce que ça fait si longtemps je ne l'ai pas vu. Et ça me tue de l'intérieur, comme des fourmis qui me rongeraient le c½ur, le foie, les poumons et tout ce dont j'ai besoin pour vivre. Ce foutu sentiment que je ne saurais expliquer, ce sentiment que je connais mais contre qui je ne peux lutter.

# Postato domenica 21 settembre 2008 12:03

Modificato giovedì 26 novembre 2009 15:58